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Perspectives favorables pour le Canada et le marché du logement

Voici un vrai casse-tête : une rumeur persistante qui veut que le Canada soit en récession, une baisse des taux de la Banque du Canada, une forte création d’emplois et l’effervescence du marché résidentiel. Faire le point sur les nouvelles économiques publiées par le Canada au cours du mois passé, a certainement le pouvoir de nous embrouiller. Toutefois, si vous examinez attentivement ces données, vous en ressortirez avec une impression positive plutôt que négative du Canada et de notre marché du logement.

Abordons la question de la récession en premier lieu. Selon les chiffres du produit intérieur brut (PIB) (la mesure la plus large de la production économique du Canada), le Canada a perdu du terrain pendant cinq mois d’affilée. Si nous continuons pendant six mois — ou en fait, si nous continuons pendant deux trimestres d’affilée, du fait que Statistique Canada mesure les données sur une base trimestrielle ainsi que mensuelle — nous avons touché la définition technique d’une « récession », qui est une contraction du produit intérieur brut pendant deux trimestres consécutifs. Mais y sommes-nous vraiment?

Il y a plusieurs choses à surveiller. La première est que ces jours-ci, la plupart des économistes préfèrent avoir une vision plus nuancée de ce qu’est une récession et prendre en considération de nombreux indicateurs différents, outre le PIB. Nous savons que l’emploi (nous aborderons la question plus loin), les dépenses et le logement se sont tous bien comportés, de sorte que ces facteurs doivent être pris en considération. Nous savons également que la « récession » (qui, même si elle a existé, est peut-être bel et bien terminée puisque nous sommes maintenant dans la deuxième moitié de l’année), était principalement due à la chute des prix du pétrole et au ralentissement des investissements qui a suivi dans le secteur de l’énergie. Bien que le secteur de l’énergie soit bien sûr d’une importance cruciale pour le Canada, à ce jour, les répercussions de la baisse des prix du pétrole se sont limitées à des régions spécifiques.

Il est évident que le Canada, dans l’ensemble, continue à évoluer dans le bon sens, si l’on regarde la situation de l’emploi. Globalement, l’emploi est resté pratiquement inchangé en juillet (en hausse de 6 600 ou 0,0 pour cent) et le taux de chômage est demeuré à 6,8 pour cent pour le sixième mois d’affilée. Pourtant, par rapport à l’année précédente, le Canada a ajouté 161 000 emplois (un gain de 0,9 pour cent) et le nombre total d’heures travaillées a augmenté de 1,2 pour cent. Les choses sont encore plus prometteuses en Ontario, notre province la plus peuplée, où 67 000 emplois ont été créés au cours de la dernière année (1,0 pour cent) et où le taux de chômage a diminué de 1,1 point de pourcentage à 6,4 pour cent — le plus bas depuis septembre 2008.

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En tant que guides pour le marché du logement, nous aimons regarder ce qui se passe dans les emplois à temps plein, et là les nouvelles sont encore meilleures. Partout au Canada, les emplois à temps plein ont augmenté de 1,8 pour cent au cours de l’année écoulée, et en Ontario, ils sont en hausse de 2,4 pour cent. Même en Alberta, où l’impact de la baisse des prix pétroliers a été ressenti le plus fortement, les emplois à temps plein ont augmenté de 1,2 pour cent au cours de l’année écoulée. Différentes villes et différents secteurs peuvent raconter d’autres histoires, mais la situation dans son ensemble est claire : le Canada crée des emplois, ce qui crée des revenus, ce qui crée une demande de logements, entre autres.

Nous semblons être à la recherche d’un Canada qui a été stimulé par la baisse des taux d’intérêt et qui fonctionne comme prévu, par un dollar canadien faible, et par une expansion décente aux États-Unis. Comme tous ces éléments continuent à stimuler l’activité dans la seconde moitié de l’année, nous observons un agréable décalage par rapport à l’impact anémique du secteur de l’énergie.

Souvent, au cours d’une récession, vous voyez une chute des emplois, une fois que le PIB a diminué, suivie par une augmentation du taux de chômage. Néanmoins, cette fois, nous avons suffisamment de dynamisme intégré dans le système pour être assurés que ce n’est pas ce qui se passe effectivement. L’économie canadienne est fondamentalement solide et les Canadiens semblent en être conscients.

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