Atteinte de nouveaux sommets : Un Défi Machu Picchu au profit de la Fondation Un toit pour tous au-delà de nos espérances

Par Shanan Spencer-Brown

Il est difficile d’exprimer l’effet qu’a eu sur mes amis randonneurs et moi le Défi Machu Picchu au profit de la Fondation Un toit pour tous. Nous étions prêts à effectuer de longues randonnées et à faire face à l’inconnu que représente la haute altitude ainsi qu’au manque d’oxygène que cette dernière entraîne, mais je pense que peu d’entre nous avaient prévu à quel point cette expérience serait exigeante physiquement et émotionnellement, ni à quel point nous en apprendrions sur nous-mêmes et sur les autres en cours de route.

Lorsque la Fondation Un toit pour tous de Royal LePage a présenté cette initiative unique de collecte de fonds il y a plus d’un an, la réponse a été immédiate et a dépassé toute espérance. Des douzaines et des douzaines de membres du personnel de Royal LePage de partout au Canada ont répondu à l’appel, acceptant le défi de recueillir 5000 $ pour l’organisme caritatif de notre entreprise venant en aide à des centres d’hébergement locaux, en plus de se préparer aux efforts physiques qu’exigent les longues journées de randonnée en haute altitude. Parmi les 60 participants, nombreux sont ceux qui ont recueilli beaucoup, beaucoup plus que le minimum requis. La personne qui a recueilli le plus d’argent est Loretta Phinney de Mississauga, avec un montant de plus de 40 000 $, et c’est l’équipe de David Halls et de sa femme Robin-Lee Norris de Guelph qui a amassé le plus d’argent, soit plus de 32 000 $. De nombreux participants qui s’étaient donné comme objectif de recueillir le double du montant minimum ont fièrement amassé 10 000 $ ou plus avant notre départ pour le Pérou. En date du 9 septembre, nous avons amassé presque 484 00$ et des dons continuent d’affluer!

Five trekkers (MaryGwen Stackhouse)

Apparaissant sur la photo de gauche à droite, Saira Waters, Sean Broady, Payla Lentille, Colby Bayne et Steve Kotan.

Après s’être rendus à Lima et avoir passé deux jours dans la ville de Cuzco pour s’acclimater à l’altitude, les trois groupes de randonneurs ont entrepris (à un jour d’intervalle les uns des autres) la longue randonnée vers le Machu Picchu. Nous étions emballés et à la fois assez appréhensifs lorsque nous sommes montés, à 6 h 30, à bord d’un autobus nous menant au point de départ de l’aventure au cours de laquelle nous allions parcourir la région éloignée de la Vallée de Lares.

La plupart d’entre nous étaient surpris du niveau de difficulté de la randonnée. Le manque d’oxygène dû à la haute altitude nous coupait tous le souffle, même lorsque nous marchions très lentement, et bon nombre d’entre nous se sont réveillés haletants au beau milieu de la nuit. Certaines personnes ont souffert à divers degrés de maux de tête et de nausées. La déshydratation et le froid extrême auxquels nous avons été confrontés pendant la randonnée et le camping dans les Andes nous ont obligés à nous couvrir de nombreuses couches de vêtements, et même à dormir avec des manteaux en duvet et des tuques en molleton. Sous mes couches de vêtements chauds et mon sac de couchage conçu pour les températures de moins 10 degrés, je grelottais dans ma tente la nuit, et mes dents claquaient si fort que je ne pouvais pas m’endormir même si j’étais morte de fatigue. En raison du manque de commodités de base, comme les salles de bain et l’eau salubre, nous n’avons pas pu nous doucher pendant des jours. De plus, les « toilettes » étaient souvent des grosses roches ou des murs derrière lesquels nous devions nous cacher! Beaucoup d’entre nous ont fait appel au médecin de groupe, qui a voyagé avec nous pour nous fournir de l’oxygène, des médicaments et des premiers soins. Hors de notre zone de confort, nous avons rapidement appris à compter sur nos guides, porteurs et cuisiniers extraordinaires, ainsi que sur notre fidèle médecin pour nous assurer de terminer l’aventure.

Pendant la randonnée dans les montagnes formant la Vallée de Lares – et croyez-moi, les « montagnes » semblaient plus nombreuses que les « vallées » – nous avons croisé des femmes locales et des enfants qui couraient vers nous pour nous accueillir. Ils étalaient leur marchandise de foulards, chapeaux, gants et couvertures multicolores faits main avec de la laine d’alpaga de leur troupeau (la laine d’alpaga est considérée comme l’un des tissus les plus chauds du monde). Nous avons également marché près de nombreux alpagas et lamas broutant (et curieux!), ainsi que de quelques chevaux, dont les chevaux « ambulance » qui nous accompagnaient dans les montagnes, où aucune voiture n’aurait pu venir nous chercher en cas d’urgence.

WP_20150820_11_41_13_Pro Sarah Watson

Apparaissant sur la photo à partir de la gauche: Yuri, guide local, Evelyn, médecin de randonnée, Rob Gardhouse (partiellement caché), Dwayne Hayes, Lorraine Buck Forget, Anna Russell et Paul Kusnierczyk.

Nos randonneurs avaient apporté des fournitures scolaires, des autocollants, des épinglettes à l’effigie du drapeau du Canada et d’autres petites babioles à partager avec les enfants rencontrés sur le chemin. Dans un village en montagne éloigné où nous nous sommes installés pour la nuit, plus de 50 enfants se sont joints à nous tandis que nous tentions de distribuer équitablement les cadeaux de manière ordonnée! Nous étions incapables de communiquer directement avec ces enfants – qui parlent la langue locale, le quechua – mais leur sourire voulait tout dire.

Tout au long de l’aventure, les trois groupes de randonneurs du Machu Picchu sont restés déterminés : l’objectif commun était de se rendre à la porte du Soleil, notre point d’accès au Machu Picchu. Nous avons grimpé des centaines de marches rocheuses inégales dans le dernier tronçon du fameux chemin de l’Inca. Pendant que le soleil plombait, que les insectes tropicaux nous piquaient les chevilles et que nous marchions à quelques pouces de falaises escarpées sans barrières pour prévenir les chutes, nous devions tout faire pour rester concentrés afin d’atteindre notre destination. Chaque pas nous faisait découvrir une végétation et des chutes sublimes, les montagnes luxuriantes tout autour de nous et les superbes ruines incas se composant de terrasses paysagées et d’immenses structures de pierre.

Lorsque nous sommes finalement arrivés à la porte du soleil (structure de pierre qui était jadis l’entrée principale de l’ancienne ville), nous avons été récompensés par une vue extrêmement touchante sur le Machu Picchu devant nous. Des larmes de joie et d’épuisement se mêlaient aux rires, aux accolades et aux « tope-là » tandis que nous célébrions notre accomplissement. Plusieurs randonneurs de chacun des trois groupes ont continué et ont grimpé l’exigeant Machu Picchu. Cette ascension exténuante leur a permis de profiter de vues extraordinaires à 360 degrés au sommet. D’autres étaient plus qu’heureux de passer plus de temps à explorer les ruines archéologiques de cette ville inca du 15e siècle.

En plus de profiter de la beauté des paysages et des vues inspirantes du Machu Picchu, j’ai passé du temps avec mes amis randonneurs, et cela a été réellement spécial. Nous ne nous connaissions pas au début de l’aventure, mais à la fin, nous formions une famille. Le soutien mutuel pendant les moments les plus difficiles et la célébration de nos accomplissements collectifs ont rendu cette expérience inoubliable. Les rires et les larmes, les muscles endoloris et les blagues partagées, ce sont les choses dont je me souviendrai toujours.

Le concept de « défi » s’est avéré plus personnel que je ne le pensais au départ, lorsque nous avons créé le Défi Machu Picchu au profit de la Fondation Un toit pour tous. L’objectif était bien sûr de recueillir beaucoup d’argent pour notre cause, mais aussi de nous pousser à accomplir des choses difficiles, à faire face à l’adversité, à trouver et à repousser nos limites ainsi qu’à récolter les fruits de notre travail. La gratitude a pris une place importante – nous étions reconnaissants du soutien reçu pendant la randonnée, et de ce qui nous attendait à notre retour.

Plusieurs d’entre nous sont revenus avec des rhumes et des grippes, et d’autres ont souffert de troubles intestinaux désagréables pendant le voyage, mais je pense que je peux affirmer sans me tromper qu’aucun d’entre nous n’échangerait son expérience pour tout l’or du monde.

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L’auteure, profitant d’un moment de répit pour apprécier la vue spectaculaire.

Je souhaite terminer en exprimant ma plus sincère gratitude et mon appréciation à toutes les personnes qui ont participé au Défi Machu Picchu au profit de la Fondation Un toit pour tous. Grâce à vos efforts et au soutien de votre famille et de vos amis, vous avez recueilli près d’un demi-million de dollars pour apporter espoir et sécurité aux femmes et aux enfants victimes d’abus dans vos communautés. Au nom de mes collègues de la Fondation Un toit pour tous, Sharon et Carly, ce fut un honneur de marcher avec vous tous et de faire partie de cette aventure qui nous a fait atteindre de nouveaux sommets.

Pour voir un recueil de photos de notre aventure, veuillez cliquer ici ou visionnez les vidéos ici!

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