Le partage des richesses : Surveiller les emplois à temps plein dans les provinces canadiennes

Dans le cadre de notre quête visant à comprendre l’économie et le marché immobilier canadien, nous surveillons plusieurs statistiques et indicateurs différents. Au-delà des taux d’intérêt, nous croyons que le facteur le plus étroitement lié à la force du marché de l’immobilier est le taux d’emploi à temps plein. Dans cet esprit, nous avons observé attentivement les changements survenus cette année dans ce secteur du marché de l’emploi à l’échelle des provinces canadiennes. Nous avons constaté que l’économie canadienne présente des forces et des faiblesses plutôt différentes. Ces tendances en disent long sur ce qui s’est produit sur le marché immobilier canadien cette année et nous offrent des indices sur ce dont nous pourrions être témoins dans le futur.

Sur le plan national, la création d’emplois à temps plein a été soutenue en 2015. Entre janvier et septembre, 111 000 postes à plein temps ont été créés à l’échelle du pays, c’est-à-dire une moyenne de 12 400 emplois par mois. Ces données sont similaires à la moyenne de 12 600 emplois par mois de la période d’expansion économique de 2012 à 2014. Bien qu’en septembre l’on ait pu observer un recul de 61 000 emplois à temps plein, la tendance en matière de création d’emploi peut grandement varier. Il est donc important d’observer la croissance cumulative sur plusieurs mois plutôt que sur un seul.

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Cette année, la part du lion dans ce domaine est revenue à l’Ontario et au Québec. Cela va de soi lorsque l’on considère que ce sont ces provinces qui ont le plus profité de l’économie dynamique des États-Unis. Le gain de 67 800 emplois à temps plein de l’Ontario (une croissance de 1,2 pour cent depuis décembre) explique en partie l’activité importante que nous avons pu observer sur le marché immobilier cette année, non seulement dans la région du Grand Toronto, mais aussi dans plusieurs petites agglomérations. Les 39 400 emplois à temps plein créés au Québec jusqu’à maintenant cette année représentent une hausse qui équivaut environ à celle de l’Ontario en ce qui a trait au pourcentage, ce qui témoigne d’une économie qui profite elle aussi des tendances plus vastes du marché.

La Colombie-Britannique profite elle aussi de nouveaux emplois à temps plein cette année. Au mois de septembre, 30 800 postes à plein temps avaient été créés, soit une hausse de 1,7 pour cent. Comme nous l’avons remarqué précédemment, la croissance dans le marché immobilier de la Colombie-Britannique, le marché le plus vigoureux au pays, dépasse celle du marché de l’emploi. Ce fait suggère que ce marché pourrait profiter d’un appui autre que celui de ses salariés, possiblement de la part d’acheteurs étrangers.

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La situation des autres provinces de l’Ouest témoigne clairement l’état actuel du secteur de l’énergie. Le nombre d’emplois à plein temps a chuté en Alberta et en Saskatchewan, et ce déclin s’est récemment accentué. En Alberta, cette situation s’est traduite par une baisse de 19 000 emplois ou d’un pour cent cette année, en date de septembre. Il est encourageant de constater que le marché immobilier de la province résiste bien (notre récente Étude sur le prix des maisons indiquait qu’à Calgary ces derniers avaient connu une hausse de 0,8 pour cent année après année en date du troisième trimestre), mais des changements pourraient être à prévoir. La situation est semblable en Saskatchewan, province dépendante des produits de base, où une chute de 10 400 emplois (2,2 pour cent) a été constatée jusqu’à maintenant.

Les autres provinces, c’est-à-dire le Manitoba et les provinces de l’Atlantique, ont connu des changements moins radicaux, ayant toutes perdu ou gagné un pour cent d’emploi à temps plein. La seule exception est la province de Terre-Neuve, riche en énergie, qui a enregistré une perte de 3 700 emplois ou 1,8 pour cent. De plus, comme l’Enquête sur la population active de Statistiques Canada fait usage des adresses permanentes des travailleurs et non de leur lieu de travail, cette tendance pourrait être causée par les pertes d’emploi chez des travailleurs qui vivaient à Terre-Neuve, mais travaillaient dans l’Ouest.

Ce partage des richesses des provinces a posé un défi à la Banque du Canada, qui a dû réduire les taux d’intérêt deux fois cette année pour tenter de contrer les conséquences de la baisse des prix du pétrole sur l’économie. Bien qu’elles aient permis de soutenir le marché immobilier des régions touchées par la baisse des prix du pétrole, ces baisses de taux d’intérêt ont aussi stimulé l’activité immobilière dans les régions du Grand Toronto et du Lower Mainland de la Colombie-Britannique, marchés qui étaient déjà en pleine ébullition, encouragée par les gains en matière d’emploi et les taux hypothécaires très bas.

Alors que le mois d’octobre touchait à sa fin, la Banque du Canada est demeurée inflexible et n’a pas baissé le taux cible pour une troisième fois cette année, contrairement à ce que certains avaient prédit. Le prochain mouvement de la banque centrale sera-t-il à la hausse ou à la baisse? La Banque ne fait que déclarer qu’elle étudiera attentivement la boule de cristal économique. Chez Royal LePage, nous suivrons de très près le processus et nous vous offririons notre point de vue sur les conséquences qui pourraient vous toucher.

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