Une histoire de ténacité

Un courtier surmonte un obstacle majeur pour remporter du succès en affaires

Anthony Brown

Anthony Brown

Note de l’éditeur : Anthony Brown fait partie des 20 meilleurs vendeurs de Royal LePage Atlantic en Nouvelle-Écosse. Son histoire inspirante illustre le dévouement nécessaire pour lancer une entreprise à succès face à l’adversité.

C’était un soir comme les autres en janvier 2009. Anthony Brown, 24 ans, se promenait sur le campus de l’Université du Nouveau-Brunswick lorsqu’il a été happé par-derrière par le conducteur distrait d’une minifourgonnette. Il a alors été projeté sur le véhicule, sa tête fracassant le pare-brise.

Certains moments fixent le parcours de vie d’une personne. Pour certains, il s’agit d’une décision fatidique, alors que d’autres entrent littéralement en collision avec leur destin. Anthony aurait pu continuer à occuper des fonctions de cadre supérieur dans le monde des affaires si ce n’était de cet instant où une minifourgonnette a foncé sur lui et où tout a changé.

Il ne garde aucun souvenir de la semaine suivant l’accident, durant laquelle il gisait dans un coma avec sa famille à son chevet. Lorsqu’il reprit enfin connaissance, ce fut pour découvrir que le côté gauche de son corps était paralysé. Les médecins lui expliquèrent alors que c’était comme si son cerveau s’était déconnecté et qu’il n’y avait aucune façon de prédire à quel point il récupérerait sa motricité.

« Je ne me souviens de rien concernant l’accident et les premières semaines qui l’ont suivi, explique Anthony. Je me souviens qu’à un certain point, j’étais couché dans mon lit d’hôpital et je me demandais ce que j’allais faire du reste de ma vie. Le fait d’être paralysé présente de nombreux obstacles sérieux et j’étais encore jeune. J’ai décidé que j’allais mettre toutes les chances de mon côté et que j’allais tout faire pour me rétablir au maximum. »

Anthony s’est donc lancé avec toute la détermination et l’énergie qu’il possédait dans sa réadaptation, se donnant comme objectif de marcher d’ici son 25e anniversaire, qu’il célèbrerait dans un mois. « J’ai commencé à pouvoir bouger un peu la jambe, mais je n’avais pas encore été en mesure de marcher. »  Le weekend de sa fête, alors qu’il visitait ses parents avec le consentement du centre hospitalier, il a révélé son intention à sa mère. « Elle pouvait voir que j’étais sérieux et m’a demandé d’au moins laisser mon père me soutenir pour que je ne tombe pas. J’ai pris mes premiers pas ce jour-là en mettant simplement un pied devant l’autre. »

Bien qu’il continue de faire des progrès lors des weekends passés chez ses parents, la politique de l’hôpital l’obligeait à rester confiné à son fauteuil roulant lorsqu’il n’était pas en thérapie. Durant la semaine, terrifié à l’idée que son corps oublie les pas qu’il avait déjà faits, il se levait péniblement pour marcher en rond lorsqu’il se retrouvait seul. Après une convalescence de quatre mois, il avait suffisamment récupéré de l’accident pour obtenir son congé de l’hôpital, mais il souffrait toujours d’une limitation : à ce jour, Anthony n’avait toujours pas usage de sa main gauche.

En tant que patient externe, Anthony a continué de reprendre des forces et le moment de retourner travailler arriva enfin. Au cours de ses études universitaires, il fit l’achat d’une maison et offrit à ses amis de l’habiter avec lui en échange d’un loyer. Cette expérience fût une révélation et il tomba amoureux de l’immobilier. « J’ai décidé que si j’allais avoir une deuxième chance d’avoir une carrière, je voulais vendre des maisons. »  Mais comment allait-il se déplacer? À titre de victime d’un traumatisme crânien, on avait suspendu son permis de conduire jusqu’à ce qu’il ait complété sa réadaptation et passé un examen démontrant qu’il était capable de conduire un véhicule automobile de manière sécuritaire. Refusant de se laisser abattre, Anthony obtient son permis de courtier immobilier avant même de pouvoir conduire.

De retour dans le monde du travail, Anthony souhaite avoir l’allure de l’emploi, synonyme de chemises boutonnées et de cravates. « J’adore mes cravates. J’en possède plus que n’importe quel homme sensé le devrait et je savais que je devrais apprendre à réaliser un nœud Windsor double à une main. » Il effectue des recherches en ligne et demande de l’aide à son thérapeute, sans trouver de réponse à son problème. Il met donc la main à la pâte.  « Un bon samedi, vers 8 h, je me suis assis sur mon divan, j’ai passé une cravate autour de mon cou et je me suis dit : “Anthony, tu ne la retires pas de là tant que tu ne l’as pas attachée.” » Il a subi échec après échec pendant les 8 heures suivantes avant de nouer sa cravate de façon présentable. « Ce jour-là, j’ai découvert le concept du progrès par l’échec. Toute la journée, j’ai découvert des méthodes qui ne fonctionnaient pas, jusqu’à ce que j’en trouve enfin une qui réussisse. »

Maintenant qu’il était armé de sa nouvelle carte d’autobus, de son permis de courtier et de son nœud Windsor double, il était temps de passer aux choses sérieuses! Croyant ferme que la réussite laisse des indices, Anthony décide d’imiter les comportements et les meilleures pratiques des courtiers à succès de l’agence, y compris d’établir une zone géographique de prospection et d’organiser régulièrement des visites libres. Le seul obstacle se dressant devant lui était de faire tout cela en transport public avec une seule main. « Je me démenais dans l’autobus, en plein milieu du rude hiver néo-écossais, avec plusieurs affiches “Visite libre” à cadre de métal et des documents qui n’arrêtaient pas de me glisser de la main. Pourtant, ça ne me dérangeait pas : j’étais prêt à tout pour réussir. » Vers la fin de sa première année en affaires, il a réussi l’examen requis et a réobtenu son permis de conduire.

Anthony avait atteint tous les objectifs qu’il s’était fixés, mais il sentait que quelque chose le retenait toujours.

« Chaque fois que je repensais à l’accident, j’étais envahi de nombreux sentiments négatifs à l’endroit du conducteur jusqu’à ce qu’un jour, je considère les choses de son point de vue. J’ai pensé à comment ça avait dû être terrible pour cet homme conduisant une minifourgonnette de lever les yeux pour soudain apercevoir un jeune homme atterrissant sur son capot. Ce jour-là, j’ai décidé de lui pardonner. Sur le coup, il avait quitté la scène de l’accident et, bien qu’il soit revenu tout de suite, je ne l’ai jamais rencontré et je ne crois pas que cela arrivera jamais. Aujourd’hui, je peux dire en toute certitude que je ne lui tiens aucunement rigueur. À partir de ce moment dans ma vie, j’ai évolué avec beaucoup plus de motivation et j’ai progressé tellement plus rapidement. » Cette année, Anthony s’est donné pour objectif d’avoir un revenu de 250 000 $. Il est marié avec Pam et coule des jours heureux avec elle et ses deux garçons, Max et Donnie.

« Au cours de mon rétablissement et du début plutôt difficile de ma carrière dans l’immobilier, j’ai appris qu’il n’y avait aucun moyen pour quelqu’un de connaître sa force jusqu’à ce qu’elle soit mise à l’épreuve », nous explique-t-il. Antony a su tirer parti de sa propre détermination et s’est appuyé sur l’aide de sa famille et du personnel médical, qui lui ont apporté soutien et conseils tout au long de son parcours vers une nouvelle normalité. Il se concentre sur ce qu’il peut contrôler et s’en fait peu avec le reste. En repensant au jour où il s’est lui-même enseigné à nouer sa cravate, il arrive à la conclusion suivante : « J’ai appris que l’échec n’est pas le contraire de la réussite; il est la voie vers la réussite ».

 

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