La décision de la Banque du Canada concernant la cible d’inflation est un bon présage pour le secteur canadien de l’immobilier

Les taux d’intérêt sont sans doute l’un des plus importants indicateurs de la direction que prend le marché immobilier. Tous deux entretiennent une relation inversement proportionnelle : lorsque les intérêts montent, l’activité du marché diminue à coup sûr. Voilà pourquoi la décision récente de la Banque du Canada (BdC) de laisser inchangée la façon dont elle cible les taux d’intérêt est importante, et pourquoi elle semble aussi appuyer le marché de l’immobilier.

La banque centrale du Canada et, par extension, le système bancaire canadien dans son ensemble, est tenue en haute estime sur le plan international. La politique monétaire demeure un outil important pour les responsables des politiques résolus à offrir la stabilité financière aux citoyens. C’est cette stabilité qui est essentielle pour un marché de l’habitation en bonne santé.

Depuis 1991, la BdC emploie ce qu’elle appelle la « cible d’inflation » pour l’aider à orienter ses décisions concernant l’établissement du taux d’intérêt. Sa fourchette cible pour le taux d’inflation canadien (le changement annuel de l’indice des prix à la consommation, ou IPC, le panier de biens et de services consommés par le ménage « type ») se situe entre 1 et 3 pour cent. Si l’inflation s’approche davantage de la limite inférieure de cette fourchette, elle prônera une diminution des taux pour stimuler la croissance. À l’inverse, si elle se trouve dans la portion supérieure de la fourchette, la politique monétaire devra être resserrée et les taux devront augmenter.

La semaine dernière, la BdC a réitéré son engagement à garder la fourchette de la cible d’inflation au même niveau, soit entre un et trois pour cent. Certains spéculaient qu’elle pourrait augmenter la cible, ou la changer d’une quelconque façon, mais elle s’est abstenue de le faire, peut-être parce que sa politique produit en effet des résultats pour le moment. Le taux d’inflation canadien en date du mois de septembre était de 1,3 pour cent, provoquant des spéculations comme quoi une chute des taux d’intérêt pourrait avoir lieu au cours du mois. Bien que la BdC ait décliné d’abaisser le taux préférentiel pour l’instant, elle a suggéré qu’elle suivait l’économie de très près et qu’elle la stimulerait si nécessaire.

Par contre, elle a modifié les autres mesures de l’inflation qu’elle surveille afin de comprendre le climat économique. Jusqu’à maintenant, la banque centrale avait une mesure « globale » de l’inflation, l’IPC, qui éliminait les huit mesures de prix les plus volatiles, de même que l’effet des taxes indirectes. Elle sera remplacée par trois nouvelles façons de considérer l’inflation, ce qui, nous l’espérons, offrira un portrait plus nuancé de l’évolution de l’économie.

Même si, au cours des dernières années, le Canada s’est fait entraîner dans des récessions causées par des événements se déroulant à l’extérieur de ses frontières, les critères de la BdC ont plutôt bien fonctionné par ailleurs et, en règle générale, notre banque centrale est vue comme faisant un bon travail en matière de politique. Le secteur de l’immobilier a certainement profité de ses décisions le plus souvent appropriées pour l’établissement des taux d’intérêt. Le fait que la BdC continue de suivre une politique qui a fait ses preuves et qu’elle bonifie ses façons de mesurer l’inflation au Canada peut être considéré comme une bonne chose et un bon présage pour le secteur canadien de l’habitation.

 

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