3 éléments à considérer avant de renouveler son hypothèque

Marie-Christine Daignault | Mouvement Desjardins

Quand on parle de financement hypothécaire, tout le monde rêve d’obtenir « l’offre du siècle ». S’agit-il d’obtenir le meilleur taux, le plus long terme, le plus petit paiement ? La meilleure stratégie pour l’un n’est pas nécessairement la meilleure stratégie pour son voisin. 

Le renouvellement hypothécaire est un moment tout indiqué pour réorganiser ses finances en fonction de ses projets de vie. Selon si vous souhaitez payer le moins d’intérêt possible, réduire le montant du paiement mensuel, épargner pour un projet ou encore optimiser le remboursement de vos dettes, vous n’aurez pas le même plan.

Voici 3 éléments à considérer afin de convenir d’une entente hypothécaire qui vous convient vraiment.

  1. Vos engagements financiers 

Pour connaître votre marge de manœuvre budgétaire, calculez vos mensualités pour :

  • votre véhicule
  • le minimum mensuel à rembourser sur vos cartes et marges de crédit
  • vos prêts personnels (exemple : prêt étudiant)
  • d’autres paiements, tels une pension alimentaire, etc.

À savoir : un maximum de 40 % du revenu brut de votre ménage devrait être consacré au remboursement total de vos engagements financiers incluant votre paiement hypothécaire et les autres dépenses de logement (taxes foncières, taxes scolaires, coût d’énergie, etc.).

Vos paiements hypothécaires constituent une grande part de votre budget ?

Le taux fixe demeure le même tout au long du terme : les paiements sont stables et sécurisés sur la période déterminée. C’est particulièrement indiqué si vous ne pouvez absorber une augmentation de vos versements.

Votre budget vous permet d’absorber des variations de vos versements ?

Le taux variable fluctue en fonction du taux directeur de la Banque du Canada : les paiements varient à la baisse ou à la hausse durant le terme. Historiquement, le taux variable s’avère à long terme souvent plus avantageux en coût d’intérêt et de remboursement du capital que les taux fixes ayant des termes de 4 ou 5 ans.

Vous partagez le paiement du prêt, mais vous n’avez pas la même flexibilité financière ? 

Combiner les taux fixe et variable permet de fractionner le financement en 2 ou 3 tranches de prêt. Le remboursement sera ainsi individualisé selon vos préférences en matière de durée du terme, de l’amortissement, de la fréquence des versements, etc.

  1. Vos projets futurs

Cinq ans, c’est court, mais dans un budget, ça peut être long. Quel terme privilégier : 1 an, 3 ans, 5 ans ou 10 ans ? Pour bien évaluer vos besoins et être paré aux imprévus, ayez une idée claire de ce qui s’en vient pour vous.

Vous pensez déménager ?

« Si quelqu’un prévoit déménager dans 2 ans, il devient intéressant de regarder pour un prêt ouvert. Le taux d’intérêt sera un peu plus élevé, mais il n’y aura pas de pénalité hypothécaire lors de la fermeture du prêt », explique Patrick Champagne, conseiller en développement au Mouvement Desjardins.

Vous planifiez agrandir ou rénover ?

Selon l’équité (ou avoir net sur la maison), vous aurez peut-être besoin de financement ou de refinancement hypothécaire. Même si le projet est prévu dans 1 ou 2 ans, pourquoi ne pas prévoir la solution de financement la plus avantageuse dès le renouvellement ?

Vous voulez rembourser votre hypothèque plus rapidement ?

Planifiez un fonds d’épargne « maison » systématique dans un Compte d’épargne libre d’impôt (CELI) ou un compte d’épargne en versant l’équivalent de 10 % ou plus du montant des paiements hypothécaires. Utile pour faire face aux imprévus, ce montant, si inutilisé, peut servir à  rembourser une partie de votre emprunt une fois par année :

  • Prêt fermé : sans indemnité jusqu’à 15 % du montant initial du prêt ou augmenter son versement jusqu’à le doubler
  • Prêt ouvert : aucune limitation
  1. L’état de santé du marché immobilier

« Investir dans une propriété reste, dans le contexte actuel, un choix judicieux », estime Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins. En effet, la conjoncture économique favorable pour les ménages, qui s’appuie sur la bonne santé du marché du travail et la faiblesse des taux d’intérêt (malgré une remontée graduelle à prévoir), soutient l’activité résidentielle au Québec. La progression annuelle des prix évolue même autour de 5 % depuis quelques mois.

Source : www.desjardins.com/coopmoi

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