In Memoriam, George Cormack

In Memoriam, George Cormack
1929 à 2019

Par Phil Soper, Président et chef de la direction

Depuis plus d’un siècle, Royal LePage est un chef de file de l’industrie de l’immobilier au Canada. Pour mettre sur pied une entreprise imposante qui connaît une croissance constante, il faut de grandes personnes et notre société en a vu beaucoup passer au cours des années. En examinant notre histoire, quelques leaders se démarquent malgré l’ampleur de l’entreprise et ses nombreux collaborateurs. Entre autres, George Cormack. Je vous annonce son décès avec grande tristesse.

Alors que George était un jeune cadre enthousiaste, dans les années 60 et 70, il a joué un rôle crucial dans la croissance d’A.E. LePage. Il a d’abord fait sa marque en instaurant des techniques de marketing et des stratégies de gestion innovantes. Alors qu’il était à la tête des efforts de développement de l’entreprise, il a réussi à implanter de nouveaux bureaux au-delà du périmètre d’activité d’origine de la société, au cœur de Toronto. Les banlieues représentaient un endroit de choix pour les immigrants européens, ainsi M. Cormack et son équipe ont porté toute leur attention à ce marché émergent. Je ne peux m’empêcher de sourire lorsque je pense à ces nouveaux Canadiens ont grandement contribué à faire de notre société d’aujourd’hui ce qu’elle est. George serait du même avis.

Alors que M. Cormack occupait un poste de gestionnaire sur le terrain, il a mis sur pieds le concept de la « tournée des courtiers » au sein de l’industrie immobilière au Canada et a pavé la voie à une collaboration profitable au sein de Royal LePage, un aspect qui fait réellement partie de notre ADN encore aujourd’hui. Il rassemblait les courtiers tous les lundis matins pour passer en revue les inscriptions et faire correspondre les propriétés aux clients acheteurs de la société.  À cette époque, une compétition féroce et un manque de confiance entre les courtiers immobiliers constituaient simplement la norme, mais Georges a tout de même insisté pour que l’équipe LePage divulgue les coordonnées de leurs vendeurs et acheteurs parce que cela permettait de mieux satisfaire aux besoins de la clientèle.

Dans l’ouvrage célébrant le 100e anniversaire de Royal LePage, publié en 2014, on retrouve des récits de M. Cormack, entre autres : « Nous sortions le lundi après notre réunion et allions visiter les propriétés ensemble, à huit ou neuf courtiers. Nous parlions avec le propriétaire, puis avec le courtier responsable de l’inscription afin de trouver des éléments qui aideraient à vendre la maison. Le propriétaire était également informé de nos conclusions. À la fin, nous étions en mesure de suggérer un prix de vente fondé sur les idées de tout le groupe. » Cette technique n’est pas tout à fait adaptée au 21e siècle, mais cette collaboration structurelle a permis d’établir la confiance et a favorisé une culture d’entreprise unique et puissante.

Ces tactiques innovantes ont connu un grand succès et elles ont inspiré George à créer sa formule gagnante. Le plan d’affaires que l’on surnommait « le bureau modèle » comprend tout ce qui est nécessaire pour connaître le succès dans le monde de l’immobilier : un document de dispositions du bâtiment et des affiches systématiques, le nombre idéal de courtiers par bureau et ainsi de suite, jusqu’à la taille parfaite du poste de travail d’un courtier.

Lorsque George était à la tête des efforts de prospection, un nouveau bureau ouvrait ses portes tous les mois en Ontario. En 1970, la bannière LePage s’était déjà établie bien au-delà des limites de l’Ontario. Entre 1974 et 1979, la société a fait l’acquisition de plus de 50 moyennes entreprises partout au pays. A.E. LePage a connu une grande croissance pendant cette période pour devenir la plus grande entreprise du domaine de l’immobilier au Canada, et la deuxième plus importante du monde.

En 1983, A.E. LePage s’est fusionnée à Royal Trust et, en 1986, George Cormack a finalement obtenu le poste supérieur, président et chef de la direction de Royal LePage. Il a pris sa retraite en 1993.

George était un homme énergique à l’esprit vif. Il manquera à plusieurs. J’offre mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Et Georges, si tu écoutes, saches que je me sens choyé de t’avoir rencontré et d’avoir écouté les histoires de ton époque. Tes collègues d’aujourd’hui, plus de 20 000 personnes de partout au pays, te remercient d’avoir défriché les sentiers qui nous ont conduits ici.

En 2013, pour célébrer le 100e anniversaire de la société, j’ai organisé un dîner en compagnie des anciens présidents de Royal LePage au restaurant Canoe, au 54e étage de l’édifice de la Banque TD, au centre-ville de Toronto. Toutes les légendes vivantes de la société y étaient. Je n’oublierai jamais ces quelques heures en leur compagnie.
L’emplacement choisi est spécial parce que plus de 60 ans plus tôt, LePage avait organisé les achats de terrains l’un après l’autre en vue de la construction de l’édifice. Il occupe tout un bloc au cœur de la ville, il s’agissait du plus grand projet de construction du Commonwealth à l’époque et une fois construit, il était le plus haut bâtiment du pays.
De gauche à droite : George Cormack et Gordon Gray (assis); Colum Bastable, Simon Dean, William Dimma et Phil Soper.

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